Travailler avec des membres de sa famille : bonne ou mauvaise idée ?

On est souvent tenté et poussé par la simplicité de la démarche, à recruter dans son équipe, un membre de sa famille qui a les compétences recherchées. Le processus de recrutement peut être rapide grâce à la confiance et à la loyauté qui sont d’emblée acquises dans ce type de rapport. Plus rarement, on mesure dès le départ la dimension de la “complexité relationnelle” ou du “risque d’être pris dans un étau” comme le souligne les témoignages de cet article de Monster. Ceci reste donc un point de vigilance pour des porteurs de projets.

[Le lien de parenté rend difficile l’intégration dans l’équipe

La souffrance peut aussi concerner le dirigeant, par exemple ce patron de PME qui a recruté sa fille en tant que commerciale. Fille de. Forcément mieux payée. Privilégiée. Ses collègues pensent de façon lapidaire et hostile. Le père/chef d’entreprise, soucieux d’équité, se sent obligé de brimer sa fille devant eux pour les détromper. Il en souffre, évidemment. « Sa fille n’a pas réussi à parler avec ses collègues de l’impact qu’avait sur elle leur défiance, la confiance faisait défaut », observe le coach.

Autre cas édifiant, celui de ce chef d’entreprise qui, à la demande de son épouse qui ne travaille pas dans la société, embauche le frère de celle-ci. Ce dernier ne parle pas anglais, le poste est à l’export, ce beau-frère est incompétent, le dirigeant est pris dans un étau, devinant les dommages collatéraux sur sa relation conjugale, il retarde le moment du licenciement, finit par s’y résoudre, rate l’occasion de divorcer — ouf !…]

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