Et si les applications de la “blockchain” (chaîne de blocs) renforçaient les systèmes électoraux en Afrique?

Popularisé par les cryptomonnaies et notamment le Bitcoin, la “blockchain” (chaîne de blocs) est un concept technologique permettant un niveau supérieur de sécurisation des échanges, qui veut s’appliquer dans tous les domaines de la vie. L’une de ses applications les plus pertinentes interviendrait dans le domaine électoral, qu’on sait controversé dans certains pays africains.

 

Définition de la blockchain

De manière basique, la “blockchain” est en fait un ensemble de blocs reliés les uns aux autres à la manière d’une chaîne. C’est à partir de là que le mot “blockchain” ou « chaîne de blocs » a été adopté.

Le site Blockchain France va plus loin dans cette définition en expliquant que “la blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle. Par extension, une blockchain constitue une base de données qui contient l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création. Cette base de données est sécurisée et distribuée : elle est partagée par ses différents utilisateurs, sans intermédiaire, ce qui permet à chacun de vérifier la validité de la chaîne”.

 

Les apports de la blockchain dans les processus électoraux

La révolution sera d’adosser le système de vote traditionnel à la “blockchain”. L’objectif ici, est de rendre le scrutin totalement indépendant, libre et transparent. Ceci est possible puisque la “blockchain” est un système décentralisé, c’est-à-dire qu’il n’est géré par aucun organisme et, dans ce cas, par aucune commission électorale.

Ce nouveau processus électoral fonctionnera comme le Bitcoin. Sauf qu’ici les transactions ne seront pas monétaires mais électorales. Chaque vote sera vérifié, validé et enregistré par l’ensemble des participants et même par de tierces personnes depuis leurs canapés. Comme avec le Bitcoin, il suffira de télécharger le logiciel sur votre ordinateur pour pouvoir constater la légitimité du moindre vote en temps réel.

Un autre point important, c’est la sécurité. La solidité de la blockchain face aux attaques informatiques n’est plus à démontrer car elle est un registre distribué. Si vous voulez le corrompre, alors il va falloir le faire sur toutes les machines. Ce qui reste très difficile. C’est comme si tout le monde disposait d’une copie authentique de chacune des urnes dans sa maison. Pour truquer un seul vote, il faudra le truquer sur l’ensemble des copies distribuées.

 

Inspiré de l’article de Mamoudou Ousmane, du blog Les mots du peuple.

 

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