Quand des marques financent l’industrie de la désinformation en ligne

Les sites spécialisés dans la publication des intox gagnent jusqu’à 235 millions de dollars grâce à la publicité. C’est ce que révèle Global Disinformation Index (GDI) dans son rapport du mois de septembre, publié en exclusivité, depuis mi-août, par le média américain CNN.

D’après cette ONG, les 20.000 sites soupçonnés, qui ont fait l’objet de son enquête, ne reflètent que « la partie émergée de l’iceberg ».

L’étude de GDI explique qu’en dehors de propager de fausses nouvelles pour manipuler l’opinion, l’industrie de la désinformation en ligne s’avère également un business juteux. L’ONG a donc décidé d’intensifier sa lutte contre la désinformation dans le domaine publicitaire.

« Nous devons perturber son financement et supprimer l’incitation financière à la désinformation. Cela signifie que nous devons nous intéresser au secteur de la technologie publicitaire. Ad-tech a par inadvertance jeté une ligne de financement aux domaines de la désinformation par le biais de la publicité en ligne. Jusqu’à présent, les annonceurs n’avaient aucun moyen de connaître le risque de désinformation des domaines diffusant leurs annonces. Le GDI a pour objectif de changer cet état de fait », peut-on lire dans le rapport de l’ONG.

Le GDI souhaite donc intégrer l’écosystème technologique de la publicité digitale (ad-tech) pour pouvoir suivre de près et analyser les métadonnées de chaque domaine. Ceci permettrait d’identifier les sites des fake news afin de leur priver des fonds publicitaires en ligne.


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