Le nombre de sites de fact-checking a triplé ces dernières années

Le dernier rapport annuel (5ème) du Reporters’ Lab a dénombré au moins 149 projets de fact-checking, dans 53 pays. Ce chiffre, représente une forte hausse qui a triplé pour la dernière période quadriennale, et a donc augmenté de 30% sur la dernière année (2017). La montée des « Fake News » a suscité la réaction d’acteurs du secteur médiatique qui s’orientent désormais pour certains, vers ce modèle de journalisme de vérification.

Trois tendances générales sont constatées à cet effet:

  • la diversification de leurs moyens de financement avec des programmes d’abonnement, des possibilités de dons de particuliers, les interactions avec des associations, fondations ou ONG. Il y’a aussi le soutien de plateformes comme Google Lab ou Facebook mais aussi soutien financier des grandes plateformes à l’instar du Google Lab ou de Facebook qui peuvent payer des organisations pour signaler les hoax qui circulent dans leurs newsfeed.
  • la diversité des acteurs qui font du fact-checking est aussi une tendance qui caractérise ce mode de journalisme. On constate qu’il y’a des acteurs qui proviennent des universités, des think tanks et de la société civile.
  • la tendance à la spécialisation des sites de fact-checking devient de plus en plus poussée, notamment en Europe et aux Etats-Unis. Les exemples de Climate Feedback de l’Université de Californie Merced, du Détecteur de Rumeurs de l’Agence Science-Presse à Montréal ou encore de Gossip Cop spécialisé dans l’entertainment, sont assez édifiants sur ce phénomène. En Afrique, les sites de Fact-Checking existants sont encore généralistes avec la priorité pour des informations d’ordres politiques, économiques, sociales, sanitaires et culturelles.

Source: Méta-Média

Rapport du Duke Reporter’s Lab

One Response - Add Comment

Reply