Le « Machine Learning » utilisé dans les rédactions

Le « Machine Learning » ou apprentissage automatique en français, est une variante de l’Intelligence artificielle qui permet à des machines (automates, robots, ordinateurs), à partir de procédés algorithmiques évolutifs, de comprendre et d’analyser des données de manière précise. Cet apprentissage automatique ou statistique des machines à partir de données de base, permet donc « la conception, l’analyse, le développement et l’implémentation de méthodes », lui permettant « d’évoluer par un processus systématique, et ainsi de remplir des tâches difficiles ou problématiques ».

L’objectif du « Machine learning » est donc de permettre à « la machine ou l’ordinateur capable d’apporter des solutions à des problèmes compliqués, par le traitement d’une quantité astronomique d’informations. Cela offre ainsi une possibilité d’analyser et de mettre en évidence les corrélations qui existent entre deux ou plusieurs situations données, et de prédire leurs différentes implications. » selon Digital insiders. 

Cette méthode, très utilisée dans les grosses boîtes qui traitent de grandes quantités de données, commence à faire son entrée dans les rédactions, notamment dans celles qui font du « fact-checking » et de l’investigation poussée aux Etats-Unis. Plusieurs exemples peuvent être cités, qui ont utilisé ce procédé.

Nous avons, entre autres, l’exemple du Los Angeles Times qui a pu vérifier un fichier de 14 000 crimes, passé au crible par le « Machine learning » et vérifié à la main. Ce procédé à pu déceler des erreurs de catégorisation de la police, selon les mots utilisés (agression simple ou agression grave).

Le cas du New York Times  est également assez parlant. L’application «Who the Hill», utilisé avec un système de MMS à la demande des journalistes, permet une reconnaissance faciale des parlementaires, avec des degrés de certitude de cette reconnaissance.

Ces deux exemples montrent à quel point les rédactions se modernisent et intègrent l’intelligence artificielle dans leurs procédés de collecte, de traitement et de diffusion de l’information. Il faut dire néanmoins, que le « Machine Learning » est encore à ses débuts dans les rédactions et que son efficacité n’est pas entièrement garantie. Cette technologie structurera certainement un peu plus l’information dans les prochaines années.

 

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