Nouveaux formats: pourquoi adopter les « stories »?

Cinq ans après le lancement des “stories” par le réseau social Snapchat, ce format de diffusion s’est propagé à d’autres plateformes : Facebook, WhatsApp et Instagram entre autres l’ont adopté. Les stories s’imposent désormais comme format de diffusion à grande échelle. Décryptage d’un phénomène.

Les stories, késako ?

A ses débuts, la story était constituée d’une série de photos ou de courtes vidéos diffusées de manière éphémère et racontant une histoire : leur durée de vie était de 24 heures au maximum. Aujourd’hui, les possibilités de contenus diffusables sur les stories se sont diversifiées : on peut y publier du texte, des vidéos en boucle ou encore des vidéos avec un effet de retour en arrière, des contenus promotionnels… C’est un format adapté aux téléphones portables, car les stories adoptent toutes le format vertical. Vous trouverez ici un tutoriel complet indiquant comment produire des stories comme un pro.

Un format tendance

Les stories comptent de plus en plus d’adeptes. WhatsApp qui possède plus d’un milliard d’utilisateurs remporte la palme du nombre d’adeptes aux publications éphémères. La messagerie instantanée a enregistré en mai dernier plus de 450 millions d’utilisateurs qui ont publié chaque jour un statut, selon des chiffres publiés par le portail de statistiques Statista. Instagram, qui a plus de 700 millions d’utilisateurs, arrive juste derrière avec 400 millions de personnes qui ont posté des fameuses stories en juin.

Snapchat arrive bien plus loin avec 188 millions d’internautes utilisant des stories au quotidien. Le réseau où les posts éphémères semblent connaître le moins de succès est Facebook. Sur les 2 milliards d’utilisateurs que compte le réseau de Mark Zuckerberg, seuls 150 millions utilisent chaque jour cette fonctionnalité.

Les bénéfices de l’adoption des stories pour les médias

Les stories permettent de toucher une tranche d’âge particulièrement prisée, celle des 15-24 ans. Nicole Triouleyre, la rédactrice en chef de l’application du Figaro, dans une interview accordée à l’Ina, apporte cependant des précisions importantes :

C’est un format qui rencontre un large public. D’après les tests que nous avons faits, cela va d’un jeune lecteur à des gens qui ont 65-70 ans. Nous avons de très bons retours sur la qualité du produit. Nous essayons d’être assez pédagogues sur les sujets, de raconter une histoire, et pas juste d’offrir un diaporama avec des animations. La story lui offre un petit dossier, assez facilement consultable, une perspective plus large que de lire un seul papier. Nous lui permettons de remettre l’actualité dans un contexte. On part d’un point A pour aller à un point B et entre les deux, nous donnons des éléments de compréhension, d’approfondissement. Chaque carte met en avant un texte de la rédaction associé ou une vidéo, ce qui fait que si vous voulez aller au fond du sujet vous le pouvez.

Jonathan Le Borgne, social media manager chez Ouest-France, apporte des raisons supplémentaires pour lesquelles les médias doivent investir les stories :

  • générer de l’audience : En estimation, une story est vue environ par 20% des abonnés. Le taux de “glissade vers le haut” est de 1 à 3% (taux de clics moyen observés aussi sur Facebook). Autrement dit, avec une base d’un million d’abonnés vous pouvez espérer 2000 sessions/ jour, soit 60 000 par mois.
  • conquérir une nouvelle audience : en 2018, chaque jour, 600 millions d’internautes se connectent sur Instagram. 53% des 18–29 sont sur Instagram.
  • nouvelles opportunités publicitaires : au-delà des publicités classiques, c’est surtout le marketing d’influence dont il fait écho. Des opportunités sont à trouver pour les médias avec des influents nationaux et locaux.
  • être présent : c’est un argument en soi. Être là avant que la concurrence le soit aussi et se développe. Instagram connaît une forte croissance et il est fort à parier qu’Instagram soit le réseau incontournable sur lequel les entreprises vont déployer rapidement des stratégies.

 

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